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Incluant : Jean-Louis Nadeau (JLN) Mgr. Réal Corriveau (RC)
JLN - Nous sommes appelés à [pour réaliser] une mission bien déterminée : missionnaires envoyés vers les gens les plus éloignés, les plus dans le besoin.
La mission que nous avons choisie, ça consiste surtout à une promotion sociale, une organisation sociale qui permet aux gens de se prendre en main.
RC - Nos communautés, si elles ne s'organisent pas pour vendre leurs produits à un prix normal et acheter quand il y a une rareté à un prix normal, elles ne s'en sortiront jamais. La coopérative, c'est un moyen de survivre, [un moyen] d'en sortir.
JLN - J'ai toujours aimé le système coopératif que nous avons au Québec. Je l'ai connu, je l'ai étudié et je l'ai très apprécié. Alors, quand je suis arrivé ici, au Honduras, ça m'a toujours intéressé d'organiser les gens [je souhaitais aider ces gens].
Nous nous trouvons dans une des colonies marginales de Tegucigalpa, dans la partie est de la capitale.
On est dans un des magasins coopératifs. Ici, les gens trouvent tout ce dont ils ont besoin pour la famille, toute la [dans une] journée. Ces magasins coopératifs répondent à un besoin, surtout dans cette condition de vie économique que l'on pourrait appeler peut-être : une survie de chaque jour.
Ce sont les gens qui, peu à peu, apprennent comment fonctionne le système, l'administration, la comptabilité…. et ce que j'appellerais disons la transparence. Nous insistons beaucoup sur la transparence. C'est la base. Les gens se rendent compte qu'ils peuvent administrer leur communauté, même si c'est peu ce qu'ils apportent. Ils se rendent compte que ça leur appartient. Nous ouvrons une brèche dans l'économie locale des gens, mais extraordinaire!

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