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Incluant : Robert De Courcel (RDC) Carline Abellard (CA) Ascencio Maxi (AM) Réjean Thomas (RT)
RDC – Le sida gagne toujours du terrain en Haïti et représente la cause première de mortalité. Cette maladie tue en moyenne cent personnes par jour. Pour un bon nombre de Haïtiens, une maladie grave n’est rien de moins que le résultat d’un mauvais sort et pourrait difficilement s’expliquer autrement.
CA – On vit dans un pays à caractère socioculturel très vaste. Le taux d’analphabétisme est très élevé et il y a toujours la cohabitation du vaudou et des religions chrétiennes. Ils sont très superstitieux. Parfois, ils refusent d’admettre la réalité. Il faut toujours qu’il y ait quelqu’un derrière une pathologie ou derrière autre chose pour prendre la responsabilité.
AM – Il y a des chrétiens, il y a des vaudous. En fonction de leurs croyances, on peut dire que certains sont superstitieux, vraiment. Parce que si je parle de phénomène de mort-sida, c’est parce qu’elles pensent que c’est quelqu’un, que c’est une personne qui leur envoie un sort. C’est quelque chose de surnaturel.
RDC – L’Organisation mondiale de la Santé a estimé qu’il y a, en Haïti, environ 335 000 adultes touchés par le sida. Lorsqu’il est question d’une guérison, on aura recours aux services d’un prêtre vaudou.
RT – Les gens vont avoir toutes sortes de coutumes et de rites associés pour essayer d’éliminer le VIH. Cela fait partie des croyances.
CA – Dans la majorité de ces cas, ce sont des femmes qui malheureusement sont victimes d’une situation où, malgré elles, elles se protègent parce que normalement elles ont un seul partenaire. Malheureusement, du côté de l’homme, ce n’est pas toujours le cas. D’une façon générale, c’est très rare, dans les bidonvilles, qu’un homme ait qu’une seule femme. Alors, vous pouvez imaginer ce qu’on aura comme problème.

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