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Incluant: Honorius Faucher
J’ai été un des premiers à venir skier à Orford. C’était dans les années 50. J’ai 86 ans, presque aussi vieux que le mont Orford! (rire)
À l’époque, il fallait skier dans la belle neige, autrement ça dérapait. On skiait rien que (uniquement) quand il y avait de la belle neige. Ça se compare presque pas avec aujourd’hui.
Les remonte-pentes: il y avait un câble, juste un câble qui était amanché (jumelé) avec un moteur de véhicule qui faisait tourner ça.
Ceux qui allaient pour la Trois-ruisseaux montaient à pied. C’est une des premières pistes qui s’est faite dans le mont Orford.
À l’époque, on avait un ski qui n’avait pas de “ledge”, donc on ne pouvait pas skier sur la glace. Le “ledge”, c’est le métal chaque côté des skis qui nous empêche de déraper. C’est ça qui fait toute une différence aussi. Ça été en 49, quand la guerre a été finie (s’est terminée), ça s’est mis à évoluer beaucoup plus.
C’est dans les années 56 ou 58 qui ont posé (qu’on a installé) le premier télésiège, puis un “T-bar”.
C’est la plus haute montagne des Cantons de l’Est et c’est très joli, l’été comme l’hiver.
Ça fait 68 ans que je fais du ski alpin. Il y en a qui m’appelle le doyen du mont Orford. C’est un beau titre, que j’apprécie!

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