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Incluant : Pierre Cloutier (PC) Jacques Guimont (JG)
PC – Juste à côté du Château Frontenac, il y a eu quatre forts St-Louis dont le premier a été construit par Champlain en 1620. Quatre forts qui se sont succédé dans le temps et dont les derniers vestiges ont été détruits lors de la construction du Château Frontenac en 1892.
Les couches archéologiques anciennes affleuraient directement sous la terrasse Dufferin. Lorsqu’on a enlevé le tablier de la terrasse, on est arrivé immédiatement dans des sols anciens qui ont permis de commencer à voir les vestiges de l’ancien château St-Louis.
JG – C’est un des sites les plus prestigieux du Canada, sinon le plus important, considérant le fait que ça été pendant toute la période du régime français et d’une bonne part du régime anglais vraiment le lieu de pouvoir exécutif. C’est là que se prenaient les grandes décisions pour l’ensemble de la colonie.
PC – Le but des fouilles, c’est de documenter les occupations qu’il y a eues à l’intérieur de l’ancien fort St-Louis.
Cette couche-là est antérieure au château construit par Frontenac? Probablement? Vu que c’est coupé par la tranchée de construction... C’est drôle parce que ça voudrait dire, donc, qu’on a des ardoises avant 1694.
JG – Ici, devant nous, on a, en fait, l’entrée d’un four à pain. Le four à pain se trouve dans la pièce qui est à côté, qui est le garde-manger. Et on a la porte ici qui permet évidemment d’enfourner le pain pour le cuire.
PC – Dans certains secteurs, on avait affaire presque à une seule couche sur près de trois mètres d’épaisseur. Par contre, juste à côté, bien là on a une succession de couches beaucoup plus fines qui correspondent à des occupations du lieu.
Tout est là! On croyait qu’on aurait que des restes très ténus des différentes occupations. Alors que là, on a de l’information sur toutes les périodes et de l’information abondante.
C’est la première fois qu’on trouve des traces de Champlain dans la haute ville de Québec. Les pipes qui ont été retrouvées là sont des pipes qui sont très typiques du début du 17e siècle. Quand on trouve ce qu’on cherche, c’est ça qui est extraordinaire.
On a un certain nombre de pièces de monnaie qui remontent à la fin du 16e siècle. Donc, avant même qu’il y ait des Européens ici, donc c’est des pièces qui avaient déjà un peu d’âge quand elles ont été perdues sur le site en 1620 ou 30 ou 40.
JG – Il y a même une chose qui est assez particulière. On a trouvé, entre autres, des ossements de merle. C’est la première fois, à ma connaissance, qu’on trouve des ossements qui nous confirment que peut-être qu’à la table du gouverneur, on avait ce plat-là en particulier au régime français.
PC – Quand on est capable d’expliquer le site qu’on fouille, c’est extraordinaire, parce que notre rôle, c’est d’expliquer le passé.

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