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Incluant : Louis O’Neil (LO) Bertrand Lacasse (BL)
LO – Lacasse, tout le monde le connaissait! Il était connu comme Barabas dans la Passion. Un moyen pistolet (un gars qu’on remarquait)... Je l’ai vu à bien des reprises faire ses sparages (gesticulations) au coin de King et Grandes-Fourches à Sherbrooke. Il dirigeait la circulation, monsieur, de main de maître. ____________________________
BL – En 1950, en plein milieu de la rue, c’était six jours par semaine. Trente-trois dollars par semaine. ____________________________
LO – Moi, je ne me souviens pas d’en avoir vu d’autres, mais il devait en avoir d’autres certain. Ce gars-là, il ne pouvait pas passer la journée de 6 h du matin à 10 h du soir à faire ça. ____________________________
BL – En 1956, on était six en tout et on faisait la rotation. Il y avait moins d’heures à faire. Ils appelaient ça des « peak hours » : de 8 h le matin à 4 h 30 dans l’après-midi. Il y en avait d’autres qui remplaçaient. C’était juste des remplaçants. ____________________________
LO – Il attirait l’attention des gens par ses gestes pour faire avancer les autos ou les arrêter, comme ça... C’est peut-être ça qui l’identifiait plus que d’autres. ____________________________
BL – Il y avait rien (seulement) qu’un pont là. ____________________________
LO – Les hôpitaux étaient tous situés dans le cartier Est. ____________________________
BL - Les médecins passaient à journée longue (très souvent), ils me flashaient, ils passaient. ____________________________
LO – Tout le monde savait que le gars qui faisait le trafic, c’était un M. Lacasse. Y’a rien que (juste) les étrangers qui traversaient Sherbrooke qui ne savaient pas ça. ____________________________
BL – Les tournages à droite, les tournages à gauche, ça prit 180 lumières pour me remplacer.

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