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Incluant : Antoine Sirois (AS) Antonio Pinard (AP) Louis O’Neil (LO) Narrateur vidéo d’époque (Narr)
AS – Il y a eu plusieurs cinémas sur Wellington et King, à Sherbrooke.
Narr – Cette ville, entourée de belles routes, s’est développée merveilleusement depuis quelques années.
AS – En 1929, c’est le Granada qui a été construit. C’était un magnifique cinéma. C’est ce qu’on appelait le style atmosphérique à l’époque. C’est qu’on essayait de placer l’auditoire dans un milieu exotique. Le plafond, qui était considéré comme le ciel, c’est le style espagnol, de là l’origine du nom : la ville de Grenade.
C’est considéré comme un lieu historique national tellement cette salle-là est typique.
AP – La décoration intérieure était très belle et on pouvait voir des représentations de haute qualité.
LO – Le plus beau cinéma à Sherbrooke, c’était le Granada dans le temps. Pour les étudiants, c’était 15 cents.
AS – Les gens des villages ou des petites villes extérieurs aimaient venir ici. Il y avait 1700 sièges.
LO – Au Granada, c’était tout Hollywood! Il y avait des films de guerre puis c’était en couleurs à part de ça. C’était dans les premiers.
AS – Au Granada aussi, une société qui s’appelait la Société des concerts, faisait venir des artistes d’à travers le monde et j’ai eu l’occasion de voir sur la scène les plus grands artistes au monde. Je me souviens de Bidú Sayão du Metropolitan Opera... C’était considéré comme une sortie, ce qu’on employait comme terme : être chic!
Alors, cela a été aussi un lieu de concerts assez exceptionnel qui a amené les grands artistes à Sherbrooke des années 40 aux années 70. J’ai bien aimé le cinéma que j’ai vu là, mais ces concerts-là, qui nous amenaient ces artistes de renommée mondiale, me sont restés à l’esprit.

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