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Incluant : Monique Nadeau-Saumier (MNS)
À Sherbrooke, on a un hôtel de ville extraordinaire! En 1904, on n’aurait pas construit un hôtel de ville dans ce style. Il y a des gens qui se seraient objectés à ce faste, parce que c’est très luxueux.
Qui aurait cru que tout à coup, l’hôtel de ville se logerait dans ce lieu magnifique : le palais de justice, dans les années 80. C’est un style qui a vraiment beaucoup de caractéristiques du Second Empire sous Napoléon III alors qu’on a refait tous les grands boulevards de Paris. On ne peut pas ne pas être impressionné. Le palais de justice est construit en 1904. Tout est très imposant : les grandes colonnes, la coupole vraiment très spéciale... Vous avez un pavillon central qui avance vers l’avant et vous avez deux pavillons en retrait et ensuite il y a deux autres pavillons qui reviennent en avant. Donc, c’est un jeu d’architecture qui est très intéressant parce que ce n’est pas une façade unie.
Vous avez cette fenestration qui est particulière. Si on prend le premier étage, c’est assez classique. C’est une fenêtre avec une espèce de fronton. À la Renaissance, on avait le rez-de-chaussée où c’était bien ordinaire, c’est un peu [là où étaient] les domestiques et tout ça. Et on avait à l’étage ce qu’on appelait le « piano nobile », ce qui était l’étage où se passaient les réceptions.
La main d’œuvre, ça ne coûtait à peu près rien, comparé à aujourd’hui. Donc, on pouvait s’en donner pas mal à cœur joie, alors on mettait le paquet [on en faisait beaucoup].
C’est vraiment un édifice de prestige. On y monte, on part de la rue Wellington et on monte. Là, on a l’impression qu’on arrive dans un endroit où vraiment on est arrivé au top, au sommet. Alors, c’est très impressionnant! Il est au-dessus de la rue Wellington, on ne peut pas le manquer. Il y a un recul, on a l’impression qu’on se dirige soit vers un temple [ou] vers une église. Tout ça, ce sont des choses qui sont subtiles, mais elles sont pensées quand on construit.

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